Soyons clairs : la « dominance » au sens où elle est utilisée dans le langage courant du milieu canin est une absurdité, elle sert essentiellement à masquer des pratiques violentes, basées sur la peur, la violence, la force, la compulsion, la confrontation. Étiqueter un chien « dominant » c’est un raccourci utile pour justifier de « casser » ce chien. Or, on sait depuis longtemps que cette voie n’est pas nécessaire ; on peut obtenir les mêmes résultats d’éducation ou de dressage, même meilleurs, en abordant la relation avec son chien avec respect et empathie. Éthiquement donc, rien ne justifie la violence, l’autoritarisme, envers un chien à titre éducatif.

Une vétérinaire vous l’explique en vidéo ci-dessous :

 

Essentiellement, il y a deux choses à comprendre.

  1. La dominance n’est pas un trait de caractère. La dominance est une caractéristique potentielle d’une relation, pas d’un individu. Encore faut-il que cette relation soit établie, stable, et agonistique (c’est-à-dire confrontationnelle)… heureusement, toutes les relations entre êtres sociaux ne sont pas agonistiques, c’est même rare dans un milieu naturel !
  2. Les relations stables dans un groupe de chiens peuvent être extrêmement variables, et l’établissement d’une hiérarchie pyramidale est en pratique assez rare.Il existe par exemple des relations « cycliques » : pour l’accès à un os plein de chair, Alice a priorité sur Bob, Bob a priorité sur Clara, et Clara a priorité sur Alice. On vous le répète : « dominant » n’est pas un trait de caractère !
    La plupart des relations asymétriques impliquent l’accès à une ressource. En fonction de la ressource, les priorités peuvent être complètement chamboulées ! Par exemple : pour une peluche, Mara a priorité sur Watt ; pour une place sur le lit, Watt a priorité sur Mara.

 

Une autre approche, historique celle-ci, pour mieux comprendre à quel point on a évolué depuis… les années 1940 !

Publiée par ECC sur Mercredi 30 septembre 2015