Le comportement compulsif, connu comme stéréotypie, consiste en des mouvement répétés sans but apparents, bien qu’en fait le chien les réalise dans le but de se relaxer.

Stéréotypies, activités de substitution et tocs peuvent trouver leur origine dans de nombreuses causes : une hyperactivité (qu’elle soit génétique ou liée à de mauvaises conditions d’élevage), un déficit dans l’acquisition des autocontrôles, un milieu de vie inadapté, qui ne correspond pas au seuil homéostatique du chien – trop de bruit et d’agitation ou, au contraire, un manque de stimulations, tout ceci en fonction de l’individualité du chien -, mais aussi de l’ennui, dont on ne répétera jamais assez combien il est délétère pour nos compagnons à quatre pattes.

Chaque race, chaque chien, a par ailleurs ses propres besoins d’activités et de dépense énergétique. Un chien de chasse enfermé toute la journée dans une cuisine, promené une demi-heure le matin et une demi-heure le soir, jamais mis au contact de congénères, jamais défoulé et jamais occupé, risque fort de développer des troubles comportementaux substitutifs. La frustration, ô combien difficile pour certains chiens, peut aussi conduire un animal à adopter des comportements « inappropriés » : dans ce cas, l’on entreprendra un travail sur la gestion de la frustration avec les propriétaires, en thérapie comportementale.

Un élément très important à comprendre est que les stéréotypies et les TOCs, chez les humains comme chez les animaux, ont un effet bénéfique. Des études portant sur des animaux de zoo ont démontré que le niveau de stress diminue dès que l’animal stéréotype.

Dans tous les cas ne l’oublions pas : un chien qui tourne sur lui-même, qui se lèche les pattes avant, mange ou boit compulsivement, fait des aller-retour devant son portail, etc… est un chien qui va mal.