Certaines approches éducatives fonctionnent mieux, ou même nécessairement, en présence d’autres chiens et d’autres humains. Ces sessions de travail sont plus riches en enseignements en favorisant des interactions nettement plus nombreuses et complexes.
Cependant, un bon travail implique une bonne concentration, et il est souvent bien plus efficace de mettre en relation 2 chiens que de constituer un groupe plus nombreux.

Les éducateurs proposent lorsque c’est adéquat, c’est-à-dire dans l’immense majorité des cas, des sessions de travail en binôme, soit avec deux chiens d’adhérents, soit avec les chiens des éducateurs.
Pour chaque binôme 2 éducateurs seront présents.

Avoir deux chiens en interaction tout en travaillant les évolutions de chacun vis-à-vis de ses objectifs est un extraordinaire révélateur ainsi qu’un catalyseur. Nous faisons appel aux capacité cognitives des chiens – et des humains ! – et la présence d’un congénère potentialise les prises de conscience et les modifications comportementales.

N’oublions pas que les chiens sont des animaux sociaux et sensibles, dotés d’un potentiel cognitif important, et que les apprentissages sociaux, par imitation, par facilitation, (etc…) font partie intégrante du répertoire des outils disponibles.

Une évaluation comportementale de chaque chien est un pré-requis indispensable avant toute prestation en duo.

Exemple de duo

Voici deux chiens : l’un a peur des environnements urbains, l’autre tire en laisse. Pris séparément, on pourrait se focaliser sur le « problème » de l’un puis le « problème » de l’autre.
Une session de travail est alors organisée sous la forme d’une promenade sur un trottoir. Il devient alors possible que le chien « tireur » s’intéresse au rythme plus lent de l’autre et découvre les joies d’une promenade tranquille, tandis que le chien « peureux » profite de l’assurance de son binôme pour réévaluer sa perception de la situation. Tout en permettant aux humains présents d’adopter un point de vue inspiré des expériences des autres sur leur relation avec leur chien. Et ce ne sont que les échanges « évidents », car bien d’autres communications peuvent s’établir, qui n’auraient jamais eu lieu dans un environnement de travail individuel.