Balader son chien sans longe, sans laisse, doit-il être un objectif ? Si oui, pour quel bénéfice et pour qui ?

C’est une question d’éthique…
moi, je soutiens qu’un chien totalement libre dans notre société est un chien mis en danger. Combien de visites de chirurgie vétérinaire dont l’histoire commence par un « …mais d’habitude il n’est pas comme ça… » ; donc combien d’expériences douloureuses qui auraient pu être évitées par une simple longe ?
Moi, je dis expériences qui auraient dû être évitées , parce que je pense que notre rôle d’humain est d’être les garants de la sécurité de nos compagnons. Même si mon chien n’est pas habituellement agressif, même si mon chien revient habituellement au rappel,  même si mon chien habituellement… il y aura un jour une situation où le chien d’en face est agressif, où l’écureuil qui court sera plus entraînant que mon rappel au prix de la traversée d’une route passante…

Je dis qu’un chien en longe est un chien libre : dans le périmètre de la longe, mon chien fait ce qu’il veut, sauf si je dois intervenir pour sa santé (psychologique autant que physique!). Un chien libre sans longe est :

  • soit un chien à qui je fais prendre des risques (comme s’il montait sur le siège passager de ma voiture sans ceinture)
  • soit un chien qui semble libre mais qui n’est pas libre !

Dans un registre horrible, un de nos collègues écrit aujourd’hui un texte enrichissant sur les dérives hallucinantes auxquelles certains arrivent, tant ils oublient que la fin ne justifie pas les moyens.

Le chien de Spinoza

Aujourd’hui je souhaite vous inviter à réfléchir : lorsque je détache mon chien, est-ce que je le libère pour me libérer moi de mes contraintes sociales (il y en a des choses à dire sur le chien « miroir »)?
Pour me libérer de mes contraintes physiques (c’est si pénible de tenir une laisse…) ?

Est-ce que je le libère vraiment ?